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États-Unis d’Amérique, Wounded Knee - South Dakota - 29 décembre 1990…

(...) Lents et puissants comme un reproche, j’ai vu se lever et s’avancer vers moi, tous ces chefs indiens dont les noms étaient drôles ou en imposaient, dont les noms étaient une fête (...). Fantômes qui glissent dans le blizzard avec l’élégance d’un mirage et la puissance emblêmatique des causes sacrées, ils étaient là. Devant moi. Cent ans jour pour jour après le massacre qui mit un terme définitif aux guerres indiennes.

Délaissant la caricature, mais empruntant au mythe, le premier des hebdomadaires français, Paris-Match, publia sur 8 pages et en un million d’exemplaires (n° 2173 daté du 17 janvier 1991) les images en couleurs que j’en rapportais. Les presses italienne, grecque, hollandaise et japonaise relayèrent cette publication. Ce furent les seules parutions d’envergure qui permirent aux tambours sacrés de la nation Sioux de résonner à chaud dans l’actualité depuis les tragiques événements survenus au même endroit en 1973. En 2003, bouleversé par l’album Bone days du renommé artiste Sioux Santee John Trudell - lequel nous rappelle la prophétie du grand mystique et chef de guerre Lakota que fut Crazy Horse - je décidais de faire découvrir et aimer à mon épouse les « Native Americans » et leurs terres ancestrales via un périple de cinq semaines à travers onze états. Ne souhaitant pas réaliser un livre «sur» mais pour les Indiens, en 2004 je récusais le projet éditorial d’une maison d’édition française en vue.

Le monde se construirait-il autour des Indiens, mais sans eux ?...

Relisons la prophétie de Crazy Horse et ré-écoutons John Trudell : la réponse est NON !... aussi, ce sous-titre : « Nous sommes la septième génération ». Alors, pour que résonnent à nouveau les tambours sacrés de la « Red Nation », à eux, pour eux cet ouvrage…

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