François Paolini respire le temps et l’espace avec les yeux, arpente son siècle au rythme d’une fibre artistique toujours plus affirmée.

Grand reporter pour l’agence Sygma, il a signé plusieurs enquêtes qui ont fait date dans la presse magazine internationale Paris-Match, Stern, Newsweek, Focus ou GEO… On se souvient de : « Paris-Police : Brigades de nuit », « Moscow : dans les bas-fonds de l’URSS », « Zâbbalin in Cairo », « Indiens Sioux : retour à Wounded Knee » ou encore « Roumania 1990 ». Son travail de deux années sur la délinquance d’Est en Ouest (Moscow-Paris-Los Angeles) est couronné en 1990 par le très prestigieux World Press Photo. Un talent photographique confirmé par sa double participation au plus grand festival mondial de photojournalisme, VISA pour l’Image.

Soucieux de son indépendance, François Paolini publie et expose des travaux qui lui tiennent à cœur, ou de commande : le Caire des Zâbbalin (Zâbbalin - éd. Nathan / 1989), les traces du débarquement allié sur les côtes françaises (44-94 Regards, éd. Moulin Vieux / 1994), une carte blanche à travers la Normandie  (Normandie éd. Gallimard / 1996), ou encore les derniers vestiges de l’ex-capitale d’Arménie (ANI capitale de l’an mille, Paris-Musées / 2001). Mais il interroge aussi l’humanité en photographiant la totalité des camps de la mort nazis (Soleils Noirs, éd. Décalage Image / 1995). Sa curiosité de l’Autre dans sa singularité ou son abjection est sans limites.

En 1999, sa rencontre avec Maurice Béjart et la proche et durable collaboration qui s’ensuit lui valent de se distinguer dans la photographie de spectacles de haut niveau sur les plus grandes scènes du monde. Après avoir exercé la fonction de Directeur de la Communication du Béjart Ballet Lausanne, il réalise désormais toute l’iconographie des dernières créations du plus célébre des chorégraphes du XXème siècle et supervise la chaîne graphique de tous les supports visuels qui s’y rapportent. Il signe une monographie en images du danseur étoile Gil Roman (Gil Roman, je danse ma vie – éd. BBL / 2007) et réalise l’édition de la mémoire du Béjart Ballet Lausanne (Béjart Ballet Lausanne : 20 ans – éd. BBL / 2007). Puis il conçoit et signe l’édition et l’exposition de “Chorégraphismes” (éd. Lme / Paris-2009).

Mais cet homme-là ne peut que vivre plusieurs vies en même temps. Depuis 2002, François Paolini chérit la ville de Las Vegas qui - pour son centenaire en 2005 - a labellisé son travail photographique et de mise en page en tant que Signature Project of the Las Vegas Centennial, paru aux Etats-Unis sous le titre We all live in Vegas (éd. Stephens Press LLC / 2005). Designer de ses propres images avec l’exigence d’aller au cœur, voire à l’os, il prend le parti, en 2007, de créer le label ®Las VegARTS pour développer un concept inédit d’exposition et de publications sur la ville. Outre Las Vegas, fasciné par les cadences immobiles des chefs-d’œuvre de l’architecture contemporaine mondiale et les nouvelles technologies, ses projets personnels le conduisent vers les sites de Paris-La Défense, les Docks de Londres, les mégapoles de Dubaï et Shanghai. À ce titre, il initie le projet de sculpture multimédia ISIS pour l’Atelier d’Expérimentation Musicale et Multimédia - Alpes Patrice Moullet.

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